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Tout savoir sur la température d’auto-inflammation 

Mar 7, 2022 | Conseils & expertise | 0 commentaires

À l’origine de nombreux incendies et explosions, les gaz et liquides inflammables doivent faire l’objet d’une attention toute particulière en zone ATEX. En effet, certaines substances peuvent s’auto-enflammer selon certaines conditions,. Voici donc tout ce que vous devez savoir sur la température d’auto-inflammation.

Qu’est-ce que la température d’auto-inflammation (TAI) ?

La température d’auto-inflammation (TAI)  désigne la température la plus basse à partir de laquelle un mélange gazeux (air-vapeur) s’enflamme spontanément en l’absence d’une source d’inflammation, comme une flamme ou une étincelle. 

En réalité, l’inflammation résulte de la production de vapeurs, elles-mêmes dûes à une température suffisamment élevée dans l’atmosphère. 

On parle alors de point d’auto-inflammation ou de point d’auto-ignition mais aussi de point d’allumage spontané.

Le point d’auto-inflammation ne doit pas être confondu avec le point d’inflammation, soit la température pour laquelle une combustion, une fois amorcée, peut continuer. Il est en quelque sorte l’octave supérieure du point d’éclair. 

Ce dernier désigne la température à laquelle un liquide produit suffisamment de vapeurs pour que celles-ci s’enflamment en présence d’une source d’inflammation. 

Ainsi, il est indispensable de vérifier les classes de température dans les zones ATEX de votre établissement. 

Que se passe-t-il lorsque le point d’auto-inflammation est atteint ? 

Lorsque la température d’auto-inflammation est atteinte, l’énergie d’activation nécessaire à la combustion l’est aussi. 

À savoir que les températures varient selon plusieurs facteurs comme la pression partielle d’oxygène, l’altitude, le taux d’humidité mais aussi le temps requis pour l’allumage. 

La température à laquelle un mélange gazeux peut s’enflammer diminue à mesure que la pression ou la concentration en oxygène augmente. 

Au-dessus du point d’auto-inflammation, un mélange vapeur-air s’enflamme tout seul. En effet, le simple contact de l’air chaud est suffisant. 

Comment expliquer ce phénomène ? Plus la température d’une atmosphère est élevée, plus les gaz s’agitent au niveau moléculaire et la probabilité d’une réaction chimique entre deux molécules est alors plus élevée.

À partir de ce point, il suffit qu’un peu de vapeur brûle pour que l’ensemble du mélange s’enflamme à son tour. 

C’est ainsi que sont provoqués de nombreux incendies et explosions en zone ATEX. 

Quelle est la température d’auto-inflammation des gaz et liquides ? 

La plupart des gaz et liquides inflammables ont une température d’auto-inflammation comprise entre 300°C et 550°C. 

Néanmoins, certains présentent un point d’auto-inflammation très bas, par exemple 160° pour l’éther diéthylique.

Voici une brève liste des gaz et liquides dont la TAI est à connaître : 

Températures d’auto-inflammation des gaz

  • Ether diéthylique : 160°C
  • Butane : 287°C
  • Acétylène : 305°C
  • Propane :  450°C
  • Méthane : 455°C
  • Ethane : variable 520/630°C
  • Ethylène : variable 490°/540°C
  • Dihydrogène : 571°C 

Températures d’auto-inflammation des liquides

  • Essence : 280°C
  • Benzine : variable 230/450°C
  • Alcool éthylique : 425°C
  • Acétone : variable 540°/630°C
  • Benzol : 590°C
  • Pétrole : variable 250°/450°
  • Gasoil : 330°C
  • Huile de graissage lourde : 440°C

Vous souhaitez en savoir plus sur les risques liés à l’auto-inflammation des gaz et liquides en zone ATEX ? 
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